La nutrition chronobiogique

Notre corps est doté d'une formidable horloge interne !

Alors comment conjuguer besoins énergétiques et répartition alimentaire ?

 

La nutrition chronobiologique s’intéresse autant à ce que nous mangeons qu’au moment où nous le mangeons. Notre métabolisme, notre digestion, notre sommeil ou encore la régulation de la glycémie évoluent en effet au cours de la journée, sous l’influence de nos rythmes biologiques.

C’est quoi l’horloge biologique ?

• Notre organisme fonctionne selon des rythmes circadiens d’environ 24 heures, coordonnés par une horloge centrale située dans l’hypothalamus et synchronisés notamment par la lumière, le sommeil, l’activité physique… mais aussi les horaires des repas.
• Ces rythmes influencent de nombreuses fonctions : sécrétion hormonale (cortisol, mélatonine, insuline…), digestion, appétit, utilisation des nutriments et métabolisme énergétique.

Y a-t-il des moments plus favorables pour manger ?

Notre organisme ne répond pas exactement de la même manière à un repas selon l’heure à laquelle il est consommé. La sensibilité à l’insuline, la digestion, l’appétit ou encore les sécrétions hormonales varient au fil de la journée.

En pratique :

Le matin : un petit-déjeuner suffisamment rassasiant, notamment riche en protéines, contribue à une meilleure satiété et peut limiter les fringales dans la matinée.
Dans la journée : l’essentiel des apports énergétiques gagne à être réparti pendant la période d’activité, en tenant compte de la faim, de l’activité physique et des contraintes de chacun.
Le soir : un dîner pris suffisamment tôt et adapté aux besoins favorise une meilleure synchronisation des rythmes métaboliques. L’objectif n’est pas de supprimer les glucides, mais d’éviter les repas très copieux et tardifs.

Quels bénéfices peut-on en attendre ?

Les recherches sur la chrononutrition montrent que les horaires et la régularité des repas peuvent participer à la santé métabolique, notamment à la régulation glycémique, au contrôle de l’appétit et du poids ainsi qu’à la qualité du sommeil.

Il ne s’agit cependant pas de manger à heures fixes selon une règle universelle. Comprendre son propre rythme, tenir compte de la faim et du rassasiement et adapter l’organisation des repas à son mode de vie, ses besoins et ses contraintes : c’est tout l’intérêt d’une approche individualisée.

Valentine CAPUT
Diététicienne Nutritionniste

Ce site Web utilise des cookies pour vous garantir la meilleure expérience possible.