Et si, à la rentrée, on réapprenait à avoir faim ? À la rentrée, tout redémarre : horaires, école, travail, activités, agendas… et avec eux notre formidable capacité à tout prévoir.
Y compris notre faim.
Une collation à 10 heures « au cas où ». Un petit quelque chose avant de partir « parce que je risque d’avoir faim ». Un goûter dans le sac « pour tenir ». Et parfois un repas pris simplement parce qu’il est midi.
Mais depuis quand avons-nous si peur d’avoir faim ?
Commençons par partir avec le bon carburant !
Pour moi, le petit-déjeuner reste une base : équilibré et suffisamment protéiné, il permet de démarrer la journée avec de l’énergie et d’éviter d’avoir faim deux heures plus tard.
Pas faim le matin ? Avant de conclure que « le petit-déjeuner, ce n’est pas pour moi », regardez plutôt votre dîner : trop tard ? Trop copieux ? Trop gras ? Trop long à digérer ?
L’absence de faim au réveil est aussi une information.
Votre corps a déjà une jauge…
Imaginez votre voiture.
Votre réservoir est encore à moitié plein. Vous arrêtez-vous à la prochaine station pour refaire le plein « au cas où » ?
Probablement pas.
Pourtant, avec notre corps, nous le faisons souvent : nous mangeons par anticipation, par habitude, parce que l’heure tourne ou simplement parce que la nourriture est là.
À force, savons-nous encore reconnaître une vraie faim ? Et surtout, le moment où nous avons suffisamment mangé ?
Avoir faim n’est pas une panne !
Chez une personne en bonne santé, ressentir la faim n’est pas une urgence. C’est un signal physiologique normal.
La faim est une information, pas une alarme.
Notre organisme possède déjà un système formidable : la faim nous incite à manger, le rassasiement nous invite à nous arrêter.
Alors, plutôt que de chercher à tout contrôler, revenons à deux questions toutes simples :
« Est-ce que j’ai faim ? » Et pendant le repas : « Est-ce que j’ai encore faim ? »
Les collations ont toute leur place lorsqu’une vraie faim apparaît. Mais elles n’ont pas vocation à devenir une assurance contre la faim.
Pour cette rentrée, prenons un bon départ le matin, mangeons suffisamment aux repas et, entre deux, arrêtons peut-être de systématiquement anticiper.
On ne fait pas le plein lorsque le réservoir est encore à moitié plein.
Pourquoi ne pas accorder à notre corps la même confiance ?
Valentine CAPUT Diététicienne Nutritionniste BESANCON
Mis en ligne le 28/08/26