SOPK et heures des repas

SOPK : et si l’heure à laquelle on mange comptait aussi ?

Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) touche de nombreuses femmes et s’accompagne fréquemment d’une résistance à l’insuline, parfois associée à une prise de poids ou à des difficultés à en perdre.

On parle beaucoup de ce qu’il faut manger. Mais de plus en plus de travaux s’intéressent aussi au moment où l’on mange.

 

Une étude récente menée chez des femmes présentant un SOPK montre qu’une alimentation sur une fenêtre horaire plus restreinte améliore davantage la sensibilité à l’insuline qu’une restriction calorique classique. L’indice de HOMA, marqueur de l’insulinorésistance, diminue significativement en adoptant ce principe.

Et fait particulièrement intéressant : la sensibilité à l’insuline s’améliore, même sans perte de poids importante.

Autrement dit, améliorer l’insulinorésistance ne passe pas nécessairement uniquement par « manger moins » ou « perdre des kilos ». La répartition des prises alimentaires dans la journée pourrait elle aussi avoir son importance.

Attention toutefois à ne pas transformer cette approche en jeûne intermittent systématique. Réduire la fenêtre alimentaire peut simplement consister à éviter un dîner très tardif, limiter le grignotage du soir et laisser une vraie période de repos métabolique pendant la nuit.

Dans le SOPK comme ailleurs, la question n’est donc peut-être plus seulement :
« Qu’est-ce que je mange ? » mais aussi « À quelle heure est-ce que je mange ? »

Et si j'essayais ?

Et c’est là que la chrononutrition devient particulièrement intéressante.

Mieux répartir ses apports dans la journée et éviter de décaler ses prises alimentaires trop tard pourrait contribuer à améliorer la sensibilité à l’insuline.

Dans le SOPK, il ne s’agit donc pas seulement de manger mieux ou moins, mais aussi de manger au bon moment.

Mis en ligne le 06/09/26

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